A la découverte des civilisations

22 octobre 2018

La Horde : la fulgurante ascension de l’empire mongol sous Gengis Khan

 

Gengis Khan

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

                        Gengis Khan et son armée 

Cette seconde partie est consacrée à l’essor de l’empire mongol durant la vie de Gengis Khan. S’il n’atteint pas son apogée sous son règne, c’est néanmoins pendant cette période qu’il s’étendra le plus rapidement. C’est également une époque charnière car c’est à ce moment que les mongols, suite à une dispute avec le Khwarezm, un empire turcophone, prendront la décision de ne plus s’étendre plus vers l’est,  mais vers l’ouest. Ce revirement manquera d’un rien de les faire déferler sur l’Europe.

 

Nous avions vu plus tôt que les Ouigours se sont ralliés aux mongols en 1209. Cet évènement s’il peut paraître anodin est néanmoins très important pour deux raisons. Premièrement, il marque la prise de contrôle par les mongols de la route de la soie, une célèbre route marchande qui reliait l’Est à l’Ouest. Cela lui permettait alors de taxer les échanges commerciaux sur le plus gros lieu d’échange de l’époque afin de financer ses campagnes. Deuxièmement, il marquera le premier phénomène d’acculturation qui deviendra une constante lors des conquêtes mongoles. Une acculturation est le fait pour un conquérant de ne pas imposer sa culture au pays soumis mais au contraire d’en emprunter les points forts. Lors de la soumission des Ouigours, les mongols qui n’avaient auparavant pas d’écriture propre ont adopté cet attribut culturel aux Ouigours.  Continuant leur conquête de la Chine, les mongols soumettront la même année les Xia Occidentaux.  Deux ans plus tard, les mongols attaqueront les Jin, une dynastie chinoise fondée cent ans plus tôt et apparenté aux Mandchous. Après quatre ans de progression continue en 1215 les mongols pilleront et raseront Pékin massacreront la population et raseront la cité. Il leur faudra encore dix-neuf ans pour que la dynastie des Jin ne s'effondre définitivement sous l'action conjuguée des mongols et des chinois du sud qui se sont ralliés à Gengis Khan. On estime alors que Gengis Khan aurait éliminé un cinquième de la population chinoise pour les soumettre.

 

Empire du soleil levant contre empire du soleil couchant  

 

Trois ans après avoir pillé Pékin et porté un coup aux Mandchous dont ils ne se relèveront plus, un moment historique marquant va faire basculer l’empire mongol dans une autre dimension. A cette date, Gengis Khan souhaite conclure un accord commercial d’égal à égal avec le chef du Khwarezm, un empire turcophone d’obédience musulmane centré sur l’actuel Ouzbékistan. Il traite alors avec le chah Ala ad-din Muhammad dans le but de sécuriser son empire et les territoires conquis. Cet accord prévoyait que l’Ouest de l’Asie reviendrait au chah du Khwarezm tandis que l’Est reviendrait à Gengis Khan l’un étant le maitre des terres du soleil levant tandis que l’autre est le maitre des terres du soleil couchant.  Toutefois cela ne se passera pas comme prévu à l’origine. En effet, l'accord à peine conclu, le chah trahit l’alliance. Une caravane de 500 hommes venant de Mongolie fût arrêtée à Otrar aux frontières du Khwarezm et ses hommes massacrés. Gengis Khan souhaitant avoir des explications envoie alors trois ambassadeurs pour demander réparation. Mais Ala ad-din Muhammad, décide de mettre l'un d’entre eux à mort tandis que les deux autres sont renvoyés en Mongolie avec le crâne rasé. Cet affront est vu par Gengis Khan comme une déclaration de guerre. Il décide alors de rassembler une immense armée dans le but de mettre cet empire à genoux.

 

Destruction du Khwarezm, du Xia Occidental et mort de Gengis Khan

 

En 1219 Gengis Khan attaque l'empire du Khwarezm. Selon les historiens, lors de ce conflit les soldats mongols sont inférieurs en nombre aux soldats du Khwarezm. Ils vont donc intégrer des soldats des pays vaincus et notamment des chinois. Cette décision va énormément les aider car ils auront à faire le siège de certaines villes. En effet, le chah sachant que ces cavaliers des steppes sont habitués aux combats à cheval mais sont peu à l’aise pour faire le siège des villes a regroupé ses soldats dans des enceintes fortifiées. Mais les chinois qui sont eux des sédentaires vont alors fortement les aider lors de cette campagne grâce à des engins tels que les catapultes qui lançaient des bombes à la poudre noire aussi appelé poudre à canon que les chinois ont été historiquement les premiers à maitriser. Fort de cette alliance sino-mongole, Gengis Khan ne mettra que deux ans pour battre les armées du Khwarezm. Il se livrera ensuite à une violence aveugle recourant au pillage et à la destruction systématique des cités du pays. Un an plus tard, il rentre en Mongolie. Son repos sera de courte durée. Deux ans plus tard le royaume chinois des Xia Occidentaux, le même qu’il avait soumis au début de son règne du temps des ouigours se soulève. La campagne qui s’ensuivit sera fatale à la fois aux Xia Occidentaux qui seront systématiquement éliminés mais aussi à Gengis Khan qui mourra en 1227 dans des conditions mystérieuses. Selon les historiens, plusieurs hypothèses s’affrontent. Soit il aurait été tué au combat par les Xia occidentaux, il serait tombé de cheval, il aurait succombé des suites de l’infection d’une plaie où encore il aurait été poignardé par une princesse des Xia Occidentaux prise comme butin de guerre.  

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04 octobre 2018

La Horde : naissance du plus grand empire de tous les temps

  

Empire mongol

 

   Mongols assiégeants une cité chinoise 

Il n’en reste aujourd’hui qu’un pays enclavé au cœur des steppes d’orient. Mais entre 1207 et 1472, les Mongols conquirent un empire gigantesque estimé à son apogée à 33 millions de km2. D’une cruauté extrême lors de leurs conquêtes, ils firent 30 à 60 millions de victimes. Néanmoins, tolérants religieusement, ils contribuèrent à sécuriser la route de la soie et à rapprocher Occident et Orient. Ce premier volet raconte les débuts de cet empire.    

 


Temudjin ce nom ne vous dit rien ?  Pourtant, il a fortement marqué l’histoire mais peut-être le connaissez-vous mieux sous le nom de Gengis Khan, qui signifie « chef universel » ou encore comme le surnommaient ses adversaires le « fléau des nations ». Toujours est-il que l’on sait finalement peu de choses sur le plus grand conquérant de tous les temps. En effet, la multiplicité des sources (mongoles, chinoises, persanes et latines) pose d’énormes problèmes d’interprétation, celles-ci étant contradictoires, même sa date de naissance est incertaine, les historiens hésitant entre 1162 et 1165.

La jeunesse de Gengis Khan

Ce que l’on sait par contre, c’est qu’il a été marqué très jeune par la mort de son père (à 6 ou 9 ans) qui était le chef du clan mongol des Qyiat et par le fait que sa famille fut alors menacée par des clans ennemis. Ces derniers étants décidés, maintenant que son père était mort et que sa mère Hö'elün avait fort à faire en s’occupant de ses cinq enfants (quatre garçons et une fille) en plus des deux demi-frères de Temudjin, à régler de vieux comptes. L’autre fait marquant de son enfance, était son sentiment d’infériorité par rapport à son frère Qasar, qui était un archer hors pair et qui était très populaire alors que lui, s’il était quelqu’un d’imposant, n’avait aucun don particulier. Toutefois, étant l’ainé, c’est lui qui héritera du titre de chef de clan et qui entreprendra un long travail d’unification des nomades mongols et turco-mongols. Ce processus laborieux durera jusqu’en 1206, c’est à ce moment seulement que Temudjin devient Gengis Khan, le chef universel des mongols.

L’émergence d’un empire deux fois plus grand que la Russie actuelle

Ayant unis tous les peuples nomades d’Asie centrale, Gengis Khan peut maintenant compter sur l’appui de plusieurs centaines de milliers de cavaliers. Or, la cavalerie à cette époque permettait d’avoir une supériorité militaire sur l’ennemi, les piquiers n’étant pas encore à l’ordre du jour. Fort de cet avantage, il commence par soumettre le sud de la Sibérie, une entreprise qu’il achèvera un an plus tard en 1207. En 1209, il se tourne vers l’est. Les Xixia, une dynastie régnant sur une partie nord du territoire chinois demandent alors la paix n’arrivant plus à faire face au déferlement mongol. Les Ouïgours, peuple alors majoritairement chrétien qui deviendra plus tard musulman et résidant à  l’est de la Chine actuelle, se rallient également à Gengis Khan. C’est le début des guerres entre Mongols et Chinois qui dureront plus de 100 ans.  

 

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17 septembre 2018

Les pharaons noirs de l’Egypte antique

Les statues des sept pharaons noirs

     Les statues des sept pharaons noirs 

 

La Nubie, en Afrique de l’Est, a longtemps été dédaignée par les historiens occidentaux. Pourtant, aujourd’hui, des archéologues y exhument l’une des plus grandes et anciennes civilisations que la Terre n’ait jamais portée.

 

Si les plus anciennes traces de civilisation dans la région datant de 5000 ans av.J.C. sont bien égyptiennes,les soudanais ont développé une civilisation très ancienne peu de temps après à l’échelle de l’histoire. La civilisation nubienne, dont les premières traces datant de 3500 av.J.C. a longtemps été liée aux Egyptiens. En effet leurs royaumes respectifs avaient en commun de border le Nil et ils s’y développèrent tout autour profitant des limons qui fertilisaient les cultures. Les relations ont longtemps été faites d’échanges entre les deux civilisations. Les nubiens envoyaient vers l’Egypte de l’or, de l’ivoire, de l’ébène, des encens et des peaux d’animaux tandis que les égyptiens leur vendaient armes et vases. Cependant, en 1450 av.J.C. les pharaons égyptiens de la XVIIIème dynastie décidèrent d’envahir le royaume nubien de Koush. Ils parvinrent à enfoncer les défenses nubiennes et mirent la capitale Kerma à genoux.

 

Une civilisation nubo-égyptienne          

Toutefois, les populations locales réagirent et parvinrent à chasser l’envahisseur. Puis, faisant une coalition avec d’autres royaumes d’Afrique noire, du Kordofan, du Darfour et du pays de Pount, les nubiens entreprirent d’envahir l’Egypte au VIIIème siècle avant J.C.. Cette initiative fut couronnée de succès et créa un royaume unifié entre la Nubie et l’Egypte dominé durant plusieurs décennies par des pharaons originaires de Nubie. Au nombre de sept, ils furent surnommés, en raison de la couleur de leur épiderme, les pharaons noirs de la XXVème dynastie égyptienne. Les égyptiens parvinrent à les chasser en 660 av. J.C. Les nubiens reformèrent alors un royaume en Nubie tout en ayant été très marqués par la culture égyptienne notamment sur le plan religieux et architectural avec la construction de pyramides nubiennes et sur le statut de la femme qui était très important. Il y eut des pharaonnes dans les deux civilisations et certaines reines furent considérées comme les égales des pharaons. Néanmoins les nubiens gardèrent certaines particularités. L’une des plus marquantes par rapport aux égyptiens était qu’ils ne momifiaient pas leurs morts. Il y avait également le fait qu’ils n’utilisaient pas les hiéroglyphes mais l’écriture méroitique.  

 

Des récupérations historiques

 

Bien que la période où les pharaons noirs réussirent à unifier les royaumes égyptiens et nubiens fût somme toute assez courte, elle entraîna de nombreuses récupérations historiques. Le fait qu’il ait pu avoir des pharaons noirs a entrainé beaucoup de passions au niveau historique. Il y eut tout d’abord les égyptiens qui firent tout pour effacer les traces de ces pharaons de l’histoire. La seconde étape fut celle qui vit les archéologues privilégier fortement l’étude du royaume égyptien par rapport à l’étude du royaume nubien alors que ceux-ci étaient très proches et pour ainsi dire similaires au niveau civilisationnel. Aujourd’hui encore cet évènement fait débat. Certains suprématistes noirs s’appuient en effet sur cette période pour étayer leur doctrine. Quoiqu’il en soit, cette période, bien qu’elle ait été à la fois contestée et que l’on ait tenté de l’occulter, fût indéniablement un fait historique.

 

Sources : le point Afrique, le Figaro

 

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14 septembre 2018

L’ère Meiji : le passage du Japon du moyen-âge à une occidentalisation forcée

        L'empereur Mutsuhito

 

Le siècle des lumières japonais, l’ère Meiji, a débuté le 9 novembre 1867 après des siècles d’obscurantisme. Meiji qui signifie « lumière » en japonais est le nom que l'empereur Mutsuhito a choisi pour qualifier son règne et se faire désigner après sa mort.

Durant les années 1600, l’Empire du soleil levant était dirigé par les Tokugawa. Ces derniers exerçaient la fonction de shogun (qui signifie maire du palais) et dirigeaient véritablement le Japon tandis que l’empereur héritier gardait une fonction symbolique et une puissance religieuse. Ces derniers avaient réussi au 15ème et 16ème siècle à unir le Japon et à le sortir des affrontements claniques qui   avaient lieu entre les différents éléments de la classe guerrière, les samouraï et les grands féodaux (nobles) appelés Daimyos. Le grand mérite des shoguns avait été d’avoir réussi à maintenir la paix civile dans l’archipel et d’avoir déplacé la capitale à Edo, la future Tokyo, qui signifie capitale de l’Est. Cependant, les Tokugawa craignaient que les influences étrangères ne remettent en cause leur pouvoir. Ils mirent donc en place une politique d’isolement international stricte appelée Sakoku.

 

Les quatre vaisseaux noirs  de Perry

 

Cette politique d’isolement entraîna un retard technique significatif dû au manque de communication avec le monde extérieur. De plus, c’est avec frayeur que les japonais virent au 19ème  siècle les Occidentaux imposer leur volonté au puissant empire chinois des Qing. Les Japonais vont alors connaître des tensions avec les Américains qui envoient leurs baleiniers pêcher en eaux japonaises, les Russes qui attaquent les îles Sakhaline et Kuriles et les Britanniques qui mettent une pression diplomatique sur les Tokugawa. Le 8 juillet 1853, le commodore Matthew Perry avec ses quatre vapeurs (Mississipi, Plymouth, Saragota et Susquehanna) atteignit le port D’Uraga près de Tokyo. Sa mission était d’obliger les Japonais à s’ouvrir au commerce international. Les Japonais, fidèles à la doctrine du Sakoku, lui enjoignirent  alors de se rendre à Nagasaki, qui était à l’époque le seul port ouvert au commerce avec les étrangers. Perry refusa de s’exécuter et entama un bombardement naval.     

 

Une nouvelle ère japonaise

 

Devant un tel déploiement de force, les Japonais décidèrent de se montrer conciliants. En effet, ils mesurèrent toute l’étendue du retard technologique occasionnée par le Sakoku en se voyant forcé à plier devant quatre bateaux à vapeur. Lorsque Perry revient avec deux fois plus de navires en mars 1854, il se voit autorisé à signer le 31 mars 1854, la convention de Kanagawa. Avec ce traité le Japon ouvre deux nouveaux ports (Shimoda et Hakodate) aux étrangers et envisage d’accueillir un consul américain au Japon. Le processus d’ouverture engagé devient alors irrémédiable. En 15 ans, le Japon va signer plusieurs autres traités et s’ouvrir aux influences étrangères, quittant ainsi l’ère féodale du Sakoku. Même si les autorités shogunales s’accrocheront au passé, les derniers Samouraï refusant coûte que coûte l’occidentalisation du Japon mourront pour l’honneur le 24 septembre 1877 sachant qu’ils n’avaient aucune chance de remporter la victoire lors de la bataille de Shiroyama. Plus rien ne freinera ensuite l’occidentalisation du Japon qui deviendra la première puissance industrielle non-occidentale.

 

Sources : L’ère des lumières Joseph Savès, Histoire pour tous

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11 septembre 2018

Les Hittites : Grands rivaux de l’Egypte antique

Art-Hittite

                    Oeuvre d'art Hittite

Peuple ancien de l’Anatolie centrale (Turquie actuelle), les hittites ont étés les grands rivaux, avec les Assyriens, de l’empire Egyptien du XIXème au XIIème siècle avant Jésus Christ. Leur objectif, étendre leur domination sur l’ensemble du Proche-Orient.

 

Le royaume hittite s’est formé au départ de la fusion de peuples indigènes établis sur le plateau anatolien et de nouveaux venus de langue indo-européenne, dont l’origine et la date d’arrivée en Anatolie centrale restent inconnues. Quoiqu’il en soit les peuples indo-européens adoptèrent la civilisation de leurs hôtes et devinrent le peuple des Hittites ou Hatti. On en trouve pour la première fois trace dans les «  tablettes de Cappadoce » qui sont des archives des marchands assyriens (autre empire du Proche-Orient) qui se sont installés en Anatolie centrale à la fin du XXème s. avant J.C. A ce moment-là, il s’agit encore de cités-Etats comme en Grèce antique. C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’unité dans le royaume, chaque ville à sa propre armée et sa zone d’influence. Il faut également savoir que leur langue, le nésite qui émergea à cette époque est la plus ancienne langue indo-européenne attestée historiquement.

 

L’ancien royaume : la naissance de la puissance hittite

 

C’est seulement trois siècles plus tard sous l’égide d’Huzzia 1er et Labarna 1er que les différentes citées états furent unifiées en un seul et unique royaume Hittite. Cette période qui dura de 1700 avant J.C à 1530 avant J.C. fût appelée ancien empire. Le souverain le plus marquant de cette période fût Hattusili 1er. C’est lui qui, conquérant l’Arzawa (royaume de l’Est de la Turquie), les plaines d’adana (grande cité à l’époque, aujourd’hui 4ème ville de la Turquie), plusieurs villes sur l’Euphrate (fleuve Irakien) et en menant maintes incursions en Syrie fit du royaume Hittite un premier empire. Au niveau administratif, c’est également sous le règne de ce souverain que l’on a eu pour la première fois une édition d’un code de lois dans l’antiquité, les lois étant avant cela transmises uniquement par voie orale. Leur forme d’écriture, alors que les Egyptiens utilisaient les hiéroglyphes, était l’écriture cunéiforme. Cette écriture a été la première de l’histoire de l’humanité et est née en 3400 av J.C. en Basse Mésopotamie (Irak actuel) avant de s’étendre au Proche-Orient. Après Hattusili 1er, son successeur Mursili 1er à détruit Alep le centre du royaume Syrien. L’apogée des incursions guerrières de l’ancien empire eurent lieu en 1595 avant J.C. lorsque Mursili 1er lança un raid consistant à piller Babylone. L’assassinat de Mursili entraîna une période sombre où les rois et les usurpateurs se succédèrent sans parvenir à stabiliser le royaume entrainant même la perte de l’Arzawa. 

 

Le moyen royaume et début du nouvel empire: une période agitée

 

Après la mort de Mursili une longue période d’instabilité dura de 1585 à 1550 av J.C.. Elle prît fin avec l’avènement du roi Télipinu qui après avoir éliminé son beau-frêre Huzziya II réussit à stabiliser la situation. Commença alors une période appelée moyen royaume qui dura de 1530 à 1340 av J.C. Cette période a principalement été marquée par deux usurpations, celle de Tahurwaili I et celle de Muwatalli I. En 1465 av J.C., une « révolution dynastique » accompagnée de troubles graves comprenant notamment une guerre civile et une invasion étrangère secouèrent le pays. A cette époque, qui marque le début du nouvel empire, Tuthaliya I est monté sur le trône après l’assassinat de Muwatalli. Le royaume Hittite est alors sous l’influence des  Hourrites peuple issu des régions orientales de l’Asie mineure qui s’est établi durant la seconde moitié du XVIème siècle avant J.C. en Haute Mésopotamie (Irak actuel). Pour contrer cette menace, Tuthaliya I et son fils Hattusili II vont s’allier au pharaon Egyptien Thutmosis III. Fort de cette alliance, ils iront jusqu’à détruire Alep. Toutefois, en 1419 av J.C. la situation va se retourner avec la réconciliation entre les pharaons et les souverains hourrites. Bloqué dans leur expansion vers l’est, les hittites vont se retourner vers l’ouest pour tenter de reprendre l’arzawa et contenir l’expansion des Grecs mycéniens installés depuis peu sur la côte occidentale de la péninsule.

 

Le nouvel empire : apogée de la puissance Hittite et rivalité avec l’Egypte

 

S’étendant de 1350 à 1240 av J.C., la période du nouvel empire a été marquée par un roi important, Suppiluliuma qui a réussi à la fois à pacifier le royaume hittite en matant les révoltes de l’intérieur mais également à relancer la politique de conquêtes et d’expansion en soumettant la Syrie du Nord et en installant ses fils à Karkemis (rive droite de l’Euphrate) et à Alep (Syrie actuelle). Le royaume Hittite est alors au summum de sa puissance. En Egypte, la veuve de Toutankhamon, Ankhesenamon demande même à Suppiluliuma un de ses fils pour en faire le nouveau pharaon. Après maintes hésitations, le roi accepte d’envoyer son fils Zannanza à la reine mais celui-ci est assassiné en chemin. Suppiluliuma déclare alors la guerre à l’Egypte. Cette guerre durera de 1325 à 1259 av. J.C. Ayant de prime abord l’initiative, les hittites vont ensuite subir la pression Egyptienne qui va pousser les vassaux du royaume hittite à se soulever contre leur roi. Le point culminant de cet affrontement se situera en 1274 av J.C. avec la bataille de Qadès qui opposera le célèbre pharaon Ramsès II à Muwattalli II. Cette bataille sera la première de l’histoire pour laquelle on retrouvera des écrits. Malheureusement il n’y aura des écrits que du côté Egyptien. Ces derniers revendiquent la victoire lors de cette bataille alors que l’expansion territoriale faisant suite à cet affrontement sera hittite. Le frêre de Muwattalli II, Hattusili III finira par conclure un traité de paix et d’alliance avec Ramsès en 1258 av J.C.. Le règne de Suppiluliyama II qui commence en 1240 av J.C.  s‘annonce alors sous les meilleurs hospices. Selon les documents retrouvés à Ugarit (Syrie),  le début du règne est relativement calme et prospère et la paix est maintenue avec l’Egypte. Toutefois le royaume Hittite s’effondrera brutalement cinquante-cinq ans plus tard dans des circonstances qui restent énigmatiques. D’après les rares écrits retrouvés, cette extinction faisait suite à l’irruption de nouveaux venus qu’ils appelaient les « peuples de la mer ». On retrouve également trace de la présence de ces peuples dans les écrits Egyptiens.

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